Travailler en start-up, c’est comment ? – Rencontre avec l’équipe de Smartrenting

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Travailler en start-up attire de plus en plus de jeunes diplômés. équipe jeune et dynamique, ambiance de travail plus détendue que dans les grands groupes… La start-up a tout pour plaire. Pour de vrai, travailler en start-up, c’est comment ? Rencontre avec les fondateurs de Smartrenting et leur équipe pour éclairer quelques points.

Quelques mots sur Smartrenting

Smartrenting est une start-up créée en 2015 à Paris. Spécialisée dans la sous-location, cette agence de gestion locative propose à des étudiants ou professionnels devant s’absenter pendant quelques mois de prendre en charge la gestion de leur logement. En outre, elle garantit le versement de leur loyer. Et c’est 100% gratuit et légal.

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Aujourd’hui, l’équipe nous explique à quoi ressemble une journée de travail dans une entreprise comme la leur.


Comment avez-vous eu l’idée de créer Smartrenting ?

Thibault : En 2014, j’ai fait un séjour linguistique à Brighton. J’avais alors un appartement à Paris que j’aimais beaucoup, et que je ne voulais pas rendre. J’ai donc mis mon appartement parisien en location saisonnière pendant mon absence. Mais c’était très compliqué à gérer à distance, et je me suis dit que je voulais créer une entreprise qui puisse faire ça pour les étudiants dans la même situation que la mienne. Et on s’est lancés avec Théo et Romain en 2015.


Pourquoi avez-vous choisi de travailler pour Smartrenting ? 

Sandra [Operation Manager] : J’ai vu de la lumière, je suis entrée, ils m’ont embauchée ! (rires) Plus sérieusement, j’aime l’idée de m’investir dans un vrai projet, de donner de mon temps pour quelque chose où tout est à construire. Mon travail est très prenant, mais gratifiant. On se sent utile car chaque journée de travail a un réel impact sur l’évolution de Smartrenting. Et puis, il y a une super ambiance. (sourire ému)

Antoine [Operation Manager] : Travailler en start-up, c’est l’opportunité d’évoluer dans une entreprise jeune, avec une ambiance jeune. Smartrenting se développe dans un marché prometteur et a un très bon potentiel de croissance. (sourire pragmatique) On voit le résultat de son travail au jour le jour. Et j’aime le fait que les fondateurs favorisent la croissance de l’entreprise plutôt que leur propre rémunération, ça prouve un vrai investissement.


Comment le fait d’être fondateur d’une start-up affecte votre vie quotidienne, en dehors de vos heures de travail ?

Romain : En fait, il n’y pas de « en dehors des heures de travail » (sourire). Je travaille non-stop. Le soir, on fait des afterworks et on continue de parler de Smartrenting, de nos réussites récentes, des problèmes du moment, on se rappelle les anecdotes de la boîte… C’est agréable d’avoir un projet qui nous suit tous les jours de notre vie. Bon, on a aussi moins d’argent… Mais on ne le fait pas pour l’argent, et même si nos potes, pendant ce temps, ont un salaire fixe, nous on porte un projet qui nous tient à cœur et dont on est fiers. (sourire niais mais ému, NDLR : nous sommes émus aussi en l’écoutant)

Théo : Je n’ai plus de vie quotidienne. Mais c’est positif : je n’aime pas la routine (sourire). Sans surprise, créer une start-up, c’est prenant. L’an dernier je travaillais la journée chez Smartrenting, et je taffais pour mes cours le soir (NDLR : Théo n’a toujours pas fini ses études).


Au moment de la création, vous pensiez que Smartrenting fonctionnerait si bien ? Vous aviez peur de l’échec ?

Théo : Oui pour la première question, non pour la deuxième. On était sûrs de l’intérêt du service qu’on proposait, et on se disait que ça marcherait facilement, étant donné que c’est un service gratuit. Et puis on s’était dit que même si ça foirait, on aurait appris des choses. Parfois on doute, bien sûr, mais ça fait partie du métier. D’ailleurs, dans ces moments-là, on est contents d’être 3, parce qu’il y en a toujours un pour remotiver les autres. (NDLR : pas d’émotion apparente, mais on pense qu’intérieurement il est quand même ému)

Thibault : Moi aussi, j’ai toujours été convaincu du concept et de sa viabilité, parce que notre offre répondait à un vrai besoin. Evidemment, on a douté un peu au début, parce qu’on a lancé la boîte avec très peu de fonds. On est vraiment partis de rien. Mais ça ne rend notre succès que plus satisfaisant, maintenant qu’on est bien lancés. D’un point de vue personnel, j’ai aussi douté parce que je quittais mon poste dans un grand groupe pour créer Smartrenting. Mais je ne regrette pas.


Vous vous voyez où dans 5 ans ?

Thibault : J’imagine porter notre société aussi haut que le permettent mes compétences, puis la revendre à un grand groupe hôtelier ou immobilier. Ensuite, je créerai une autre start-up, parce que c’est ce que j’aime et ce que je fais de mieux.

Théo : Je pense aussi revendre Smartrenting un jour, puis investir dans d’autres start-ups. Et jouer au golf,  surtout.

Romain : J’achèterai une île que j’appellerai l’île Romain (NDLR : hein?).


 Qu’est-ce que vous aimez le plus et le moins dans votre métier ?

Théo : Le plus : moi, le moins : mes stagiaires. (rires) Plus sérieusement (NDLR : on a du le relancer 3 fois pour obtenir une réponse sérieuse), j’aime plein de choses : manager mon équipe, être maître de mon temps (je travaille quand je veux et comme je veux)… C’est génial aussi de savoir que tous les résultats de la société sont dus à notre travail, qu’on est partis de rien, et que si on en est là, c’est seulement grâce à nos efforts. Ce que j’aime le moins… (très longue hésitation. NDLR : on s’ennuie) : rien, j’aime tout !

Romain : Dans le positif, je dirais que chaque jour est différent et que mon métier n’est jamais monotone. J’adore créer de toute pièce l’identité de notre marque, en partant de zéro. Enfin, notre concept apporte des solutions vraiment adaptées aux besoins des étudiants, et on se sent concernés (NDLR : Romain a 24 ans). Ce que j’aime le moins… Même si ça a son côté divertissant, l’imprévu est assez usant moralement. Par exemple, ce matin, j’ai eu un appel à 5h30 pour me prévenir d’une inondation chez l’un de nos clients…


Avant de créer votre start-up, vous aviez eu des expériences dans des grands groupes. Quelles sont les principales différences entre ces deux modèles ?

Thibault : Evidemment, on n’a pas le même niveau de fonction. Ici, j’ai plein de liberté dans tout ce que je fais. Pas de supérieur à convaincre, donc quand on a une idée, on peut immédiatement la mettre en oeuvre. On comprend aussi tous les rouages de l’entreprise parce qu’on touche à tout, alors que dans une grande entreprise, on a un nombre limité de fonctions. Ici, je suis en contact avec plein de métiers (des avocats, des investisseurs, des prestataires de services…) ; c’est très enrichissant et on apprend tous les jours. Quand je travaillais dans un grand groupe, j’appréciais beaucoup la rigueur et l’exigence qu’on avait. Mais ici, on est beaucoup moins formatés et j’ai acquis des compétences très différentes.


Vous nous racontez comment vous avez ouvert votre bureau à lyon?

start-up lyon

Thibault : En fait, on n’avait pas vraiment prévu d’ouvrir ce bureau. C’est Franck qui nous a contactés. Il avait entendu parler de nous, et il a trouvé notre concept génial. Il nous a envoyé une vidéo pour se présenter et nous proposer d’ouvrir une agence à Lyon, dont il serait responsable. On a tout de suite aimé le fait qu’il était passionné par notre concept et déterminé. Il avait aussi un super réseau et connaissait très bien sa ville. Il complète notre équipe, et on aurait presque voulu le garder avec nous à Paris. Mais le bureau de Lyon fonctionne tellement bien que maintenant on prévoit de reproduire la même chose dans d’autres villes. On attend juste de trouver les City managers qui sauront porter ces projets.


Franck, quels conseils donnerais-tu aux City Managers qui seront recrutés par Smartrenting pour d’autres villes françaises ?

Franck [City Manager de Lyon] : Intégrer Smartrenting, c’est plus que rejoindre une start-up en pleine croissance, c’est intégrer une nouvelle famille ! Gérant de ton agence, tu devras recruter et manager la chair de ta chair pour que la famille Smartrenting se développe : des soutiens fidèles à qui tu pourras confier l’avenir de ta descendance. Tu devras aussi avoir les nerfs solides et le karma d’un moine bouddhiste pour parer à toutes les péripéties du quotidien de city manager : clients en retard, femme de ménage bloquée dans les transports, panne de chauffe-eau dans un appartement… Mais avec à la fin, la fière sensation du devoir accompli !

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Le mot de la fin

Thibault : Je pense vraiment qu’aujourd’hui, une expérience en start-up est très valorisée dans un CV d’école de commerce (beaucoup plus qu’avant). Les missions sont généralement beaucoup plus responsabilisantes que dans un grand groupe. Et puis on apprend énormément sur le fonctionnement de l’entreprise et sur soi-même, car on touche à plein de compétences différentes.

NDLR : Bon, j’étais un peu obligée de dire des trucs gentils. 

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